Une naissance mérite plus qu’une annonce
le faire-part pensé pour raconter une famille
Ça peut paraître logique dit comme ça, mais une naissance n’est jamais un simple événement : c’est un basculement. Une famille qui se redessine. Un quotidien qui change de rythme. Une maison qui s’habite autrement.
Et pourtant, on demande souvent au faire-part de naissance de résumer tout cela en quelques lignes : un prénom, une date, et accessoirement un poids et une taille.
C’est dommage, non ?
Le faire-part est la première trace d’une nouvelle histoire. Bien plus qu’annoncer l’arrivée d’un enfant, il raconte aussi quelque chose de la famille qui l’accueille : ses valeurs, ses liens et surtout sa manière d’habiter le monde. Bref, son identité en tant que tribu.
Ça peut passer par un prénom écrit à la main, une illustration un peu sauvage, le dessin d’un foyer, un animal ou encore un symbole. Rien de spectaculaire mais pourtant tout est là. C’est une façon personnelle de déclarer à ses proches, sa famille et ses ami·es : voilà ce qui est en train de naître, au-delà même de l’enfant.
Dessiner un monde plutôt que le raconter
Raconter une histoire ne passe pas toujours par les mots, parfois l’image suffit pour dire tout ce qui se joue. En évoquant un univers plutôt qu’en expliquant un fait, l’illustration ouvre une nouvelle dimension de lecture : elle laisse de la place à l’interprétation, à l’imaginaire mais surtout à l’émotion.
C’est pour cette raison que j’aime particulièrement dessiner des maisons ou des animaux pour les faire-part de naissance. Non pas pour illustrer un décor commun, mais pour dessiner un monde propre à chacun. Dessiner une maison, ce n’est pas représenter un lieu précis, c’est dessiner un refuge. Un endroit où une histoire commence — ou se poursuit autrement.
Un faire-part pensé comme un compagnon de vie
Contrairement à beaucoup de supports éphémères, le faire-part de naissance illustré est souvent pensé pour durer. Pour laisser une trace et faire partie de l’héritage émotionnel d’une famille.
Qu’il soit rangé dans une boîte, un tiroir, un album, ou affiché sur un mur, le résultat est le même : il devient un fragment de mémoire. Un objet que l’on retrouve des années plus tard, non pas comme un souvenir figé, mais comme un compagnon silencieux, témoin d’un moment fondateur de plusieurs vies.
Et c’est là que le papier, la matière, le grain, l’impression entrent en jeu ! Car chaque élément participe pleinement à cette dimension émotionnelle. Ce sont ces détails qui vont transformer un simple support en un objet-souvenir.
Avec le temps, le faire-part devient un objet à part entière, chargé justement d’émotion et de souvenirs. C’est une manière de transmettre et de dire : voilà comment ton histoire — notre histoire — a commencé.
Affirmer une identité
De la même manière que pour un mariage, j’ai tendance à travailler le faire-part de naissance comme un objet qui vient affirmer visuellement l’identité d’une famille - pas comme une marque figée, mais comme un langage vivant.
Une identité visuelle qui accompagne la vie, évolue avec elle et laisse derrière elle des morceaux de poésie familiale. Un fil sensible qui peut devenir le point de départ d’une collection intime, construite au fil des événements et des années.
Bien sûr, tous les faire-part de naissance n’ont pas vocation à raconter une histoire. Parfois, il est plus juste — ou simplement plus simple — de rester sobre, pour des raisons de temps, de budget ou de contexte. Mais pour celles et ceux qui ressentent le besoin de donner du sens, pour les familles qui voient la naissance comme un passage et une transformation, le faire-part illustré devient alors bien plus qu’une annonce.
Il devient un récit inaugural, un premier geste. Le point de départ d’une histoire qui continuera à s’écrire dans le temps.

